Écrire dans le silence, soigner dans la présence
Écrire dans le silence, parler à ceux qui écoutent Il fut un temps où je pensais que l’écriture devait être un dialogue, un échange vibrant entre celui qui donne et celui qui reçoit. Un partage où chaque mot trouvé résonne dans l’esprit de l’autre, créant un écho, une discussion silencieuse. Mais au fil du temps, j’ai compris que l’écriture est souvent une prière murmurée dans le vent, un message lancé dans l’invisible, sans promesse d’être entendu. J’écris, pourtant. Encore et toujours. Non pas parce que j’attends une réponse, ni même un signe de reconnaissance. Mais parce que les mots ont en eux une force propre, une nécessité impérieuse. Ils naissent d’un mouvement intérieur, d’un souffle qui cherche à s’exprimer, à laisser une empreinte, aussi légère soit-elle. Je sais que peu me lisent. Et je m’en fiche. J’écris, non pas pour la foule anonyme qui défile sans s’arrêter, mais pour ceux qui prennent le temps. Ceux qui, d’un regard attentif, captent l’essence cachée entre les lig...