Quand le corps commence à porter la vie plutôt qu'à la tenir à bout de bras.
Quand la peau se relâche, c’est l’âme qui respire
À mes patientes, mes amies, mes soeurs,
À vous, femmes au corps changeant, aux jambes fatiguées, au regard lucide…
À vous qui me confiez vos doutes, vos gênes, votre tendresse aussi, quand vous me parlez de cette peau qui se relâche, de ces jambes musclées mais floues, de cette impression d’être devenue une étrangère dans votre propre corps.
Je vous comprends.
Pas en théorie.
Je vous comprends parce que je le vis aussi.
J’ai 55 ans.
Je fais du sport, je mange bien, je prends soin de moi avec exigence et bienveillance.
Et pourtant… cette peau, parfois, semble vouloir me raconter une autre histoire que celle de la vitalité.
Elle flotte. Elle plisse. Elle s’assouplit sans que je le lui demande.
Et longtemps, je l’ai vécue comme une trahison.
Mais aujourd’hui, je sais.
Ce n’est pas une défaite.
C’est une métamorphose.
Ce relâchement, ce n’est pas le signe que nous lâchons prise parce que nous nous résignons.
C’est le signe que nous cessons de lutter là où la vie nous demande de traverser.
Il y a une fatigue sacrée qui vient avec l’âge.
Pas une fatigue d’usure,
mais une fatigue d’âme :
celle d’avoir tenu trop de rôles,
porté trop de douleurs,
contenu trop d’émotions,
supporté trop de silences.
Alors le corps, avec sa sagesse biologique et poétique, nous dit :
“Repose-toi.
Relâche.
Assouplis.
Ressens.”
Il n’est plus temps de chercher à contrôler la forme.
Il est temps de rencontrer le fond.
En Médecine Chinoise, on le sait depuis des millénaires :
Le Jing, l’essence de vie, change avec l’âge.
Le Yin se transforme.
La peau, les chairs, les os — tout se modifie.
Mais cela ne veut pas dire que nous “perdons”.
Cela signifie que nous entrons dans un autre cycle.
Un cycle plus intérieur.
Plus authentique.
Plus vaste.
Alors à vous, mes patientes, mes amies, mes soeurs qui observez vos jambes, votre ventre, vos bras, avec un pincement au cœur…
Sachez que je vous vois.
Et je vous dis ceci :
Ce corps que vous croyez moins beau, est peut-être plus vrai.
Il n’a plus besoin de séduire. Il a besoin d’être habité.
Il n’a plus besoin d’être tendu. Il a besoin d’être senti.
Et oui, on peut accompagner ce passage :
par des plantes, par des huiles, par le mouvement, par des aiguilles, par des massages…
Mais surtout, par une autre relation à soi.
Une douceur nouvelle.
Un accueil inédit.
Une joie sans condition.
Le relâchement n’est pas une chute.
C’est un retour.
À soi.
À l’essentiel.
À la vérité nue.
Et je suis là pour vous accompagner,
dans ce moment fragile,
cette saison intérieure,
où la peau parle…
et où l’âme, enfin, peut respirer.
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